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Venu
de Perse, pays mythique cher aux artistes romantiques
et voyageurs, Zende, comme de nombreux artistes de son
pays, a choisi l'exil...
...un exil que son talent d'artiste a décidé
de nourrir aux sources contradictoires et riche de cet
espace où se rencontrent, depuis la nuit des temps,
l'Orient et l'Occident- où passent les caravanes
de soieries, d'épices, de métaux précieux,
tout autant les hommes et les idées...
Zende
incarne admirablement cette voie étroite, lui qui
jongle entre modernité et tradition, entre préciosité
et brutalité, entre évidence trop crue et
espacement...
...entre le vif et le pale.
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Le signe dans son oeuvre
s'efface pour devenir forme et la forme nous parle comme
une écriture... La calligraphie voluptueuse de
l'Orient s'emplit du mystère de la forme pour chuchoter
à l'oreille (à l'oeil peut-etre) les secrets
cruels et raffinés, nimbés d'or, d'un exil
aristocratique...
... celui de Zende lui-meme.
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| Il
est toujours difficile pour un artiste d'associer avec bonheur
sa projection quotidienne aux racines profondes de sa personnalité.
Zende réussit ce tour de force d'où le "choc
rare" lorsque l'on contemple son oeuvre à la
fois si riche, si viscéralement perse et si fondamentalement
contemporaine.
Voila le secret de la pérennité.
Bravo Zende. |
La
route de Zende est celle de la soie,
des mages, du papier.
Alchimiste et conteur, entre ses doigts
les matières se métamorphosent, ors, émaux,
turquoises se plient sous l'écriture et sa mémoire
devient la notre, enrichie de cent détails précieux
ou gardant la poudreuse blancheur des velins enfouis dans
les coffres. |
| textes
par Claude-Henri Bartoli,
écrivain et poète et
Jean-Luc Perez, mécène
>>
english version
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